vendredi 26 février 2010

Corte Rota

La corte Rota est un petit endroit tranquille à Castello à quelque part entre San Zaccaria et les Greci. Une de ces petites cours typiques de Venise qui contient un capitélo ( ou capitéo en dialecte) et une margelle de puits.




dimanche 21 février 2010

Journal d'Italie

Je dois avouer que je ne suis pas une grande lectrice de BD… Mais en feuilletant le Monde des livres récemment, je suis tombée sur une publication qui a piqué ma curiosité (qui n’est d’ailleurs pas encore satisfaite…). Il s’agit du Journal d’Italie. Tome 1 : Trieste-Bologne de David B.


Voici ce qu’en disait le journaliste :


Critique
"Journal d'Italie. Tome 1 : Trieste-Bologne", de David B. : l'Italie rêvée de David B.
LE MONDE DES LIVRES 11.02.10

David B. est un promeneur infatigable, un amoureux des villes qui hume souvenirs, monuments, vie des gens. Après avoir sillonné les rues de Paris, où il réside et travaille une partie du temps, l'auteur de L'Ascension du Haut-Mal arpente désormais celles de villes du nord de l'Italie, pays où il vit aussi à temps partiel, avec sa compagne, Ilaria.
Son album s'intitule Journal d'Italie. Tome 1 : Trieste-Bologne. Mais foin de journal de voyage au sens classique ! David B. ne nomme pas, ne décrit pas de scènes pittoresques, ne visite pas de monuments incontournables, ne conte pas d'anecdotes. "Ce récit est ce qui se passe dans mon cerveau plutôt que ce qui se passe dans ma vie", confie l'auteur qui précise dans sa postface : "Il n'y a rien de meilleur que de marcher pour trouver des histoires et de regarder passer des gens pour saisir des personnages."
Ses lectures, les films qu'il a vus, les pensées qui l'agitent, autant de clés qui donnent accès aux secrets et à l'intimité d'une ville, et aux songes qu'elles inspirent à travers des "petits riens". Le dessin est à l'unisson du propos. Flamboyant ou classique, s'étirant en volutes ou tissé de hachures, aux lisières du symbolisme ou du conte pour adultes ("Les saisons d'une jeune fille"), il chante la nuit, parfois la mort et la peur.
Ici, à Trieste, une cave peuplée de rats évoque Jean Ray, une librairie rappelle à David B. le destin du mafieux Lucky Luciano, tandis que l'entrelacs de la lagune vénitienne lui évoque Hugo Pratt, le ghetto juif et la figure, mi-réelle, mi-fantasmée, de Daoud Ravid, immolé sur un brasier dont il voulait que les flammes caressent le ciel.
A Parme, au domicile familial d'Ilaria, une chatte prévient des morts à venir, la grand-mère ressemble à un lutin... Mais Prévert et Harry Dickson veillent sur David B., ce professeur de rêves nourri de Carroll et de Kafka, apte à transmuer une réminiscence en œuvre d'art et une confidence en épopée.

JOURNAL D'ITALIE. TOME 1 : TRIESTE-BOLOGNE de David B. Delcourt, "Shampooing", 154 p., 14,95 €.

Yves-Marie Labé
Article paru dans l'édition du 12.02.10



vendredi 19 février 2010

Carnet de voyage

Pour enfin répondre à une question de Danielle... Ça y est, je m'y mets! Il était temps! Première étape qui n'est pas une mince affaire: la sélection, le tri, le choix. C'est au moins un début. Je dois encore faire imprimer mes photos (enfin, une sélection...) de mes photos de septembre dernier! Le choix va être difficile. Je crois que je vais devoir trouver une ligne directrice pour organiser tout cela. Pour le moment, je vais commencer à ébaucher de petits textes qui accompagneront les images choisies.


mercredi 17 février 2010

Église de la Maddalena




Plan de l'église (illustrations extraites du livre Chiese di Venezia de Di Stefano et Franzoi)


"Située à peine à l'écart de l'artère animée du rio terà de la Maddalena, cette église ronde se présente comme le pivot d'un paysage urbain formé, d'un côté, par la placette que bordent les maisons aux encorbeillements et cheminées typiques et, de l'autre, par le rio qui longe d'important palais. Cette église est un des manifestes les plus rigoureux de l'architecture néo-classique. Son proanos, peu profond, est délimité par deux paires de colonnes engagées aux chapiteaux ioniques qui supportent un fronton triangulaire; celui-ci se découpe sur le haut attique qui ceinture l'édifice." (p.281, Découvrir l'architecture de Venise en 17 promenades, Walter Baricchi)

"L'église fut construite en 1222 par la famille Baffo; en 1701 le curé Francesco Riccardi la fit refaire entièrement, ainsi que le campanile, qui était une ancienne tour du palais Baffo et se trouvait au bord du canal comblé. L'église fut à nouveau refaite au XVIIIe s. sur un dessin de Temanza. En 1810 elle fut transformée en oratoire." (p.364 30 itinéraires, Paolo Giordani)

Intérieur: plan central, six côtés séparés par de profondes niches dont quatre chapelles, coupole avec lanterne soutenue par douze colonnes ioniques symbolisant les apôtres.

Détail de la façade

Façade: typan et attique sont soutenus par quatre colonne. Dans la lunette du portail a été sculpté un symbole de la sagesse divine et de Salomon: l'oeil du Seigneur au centre de cercles entrelacés du dogme chrétien d'un seul dieu en trois personnes. (Trésors de Venise, p.340) Selon d'autres sources, il s'agirait d'un symbole maçonnique.

Sépulture de Tommaso Temanza


On aperçoit au mur la Cène de Giandomenico Tiepolo.

Lors de la Biennale 2009, l'église de la Maddalena accueillait une installation de l'artiste Judy Millar (Nouvelle-Zélande) intitulée Giraffe-Bottle-Gun.


mardi 16 février 2010

Nouveauté en librairie


Voilà une récente parution découverte par hasard grâce à l'émission L'Humeur vagabonde qui recevait hier l'auteur de Laguna nostra, Dominique Muller.


Présentation de l'émission:
lundi 15 février 2010
Dominique Muller
Pour « Laguna Nostra » aux éditions Robert Laffont

C’était un lieu infect, insalubre, marécageux, invivable. C’est devenu l’image même de la beauté, de la puissance des arts, concrétisation de ce que l’homme peut ériger de plus fou, de plus extravagant bâti, justement, sur du sable mouvant. Venise, comme vient de le dire l’écrivain Alain Buisine, qui fut l’un de ses érudits amoureux, se contemple dans son miroir d’eau tel un Narcisse indifférent à la marche du monde.
Dominique Muller est elle aussi écrivain, et elle aussi amoureuse de la Sérénissime, au point d’y vivre depuis très longtemps. Elle publie ces jours-ci un roman policier baroque et un peu foutraque chez Robert Laffont, « Laguna Nostra », dont Venise est, en fait, le sujet principal. Le séduisant Alvise Campana, ambitieux commissaire de police, se retrouve avec le cadavre d’un anglais égorgé flottant dans un canal pas loin du palais passablement décrépi occupé par ses oncles et sa sœur, férus d’art et plutôt originaux. C’est en famille que l’énigme passablement complexe sera débrouillée autour de plats délicieux copieusement arrosés. On y apprend une foule de choses passionnantes sur la restauration des plafonds, les imitations d’époque de tableaux de maître, la prostitution sur le net, les partitions vraies et fausses de Purcell et la mafia albanaise. Dominique Muller est, ce soir, l’invitée de l’Humeur Vagabonde.

dimanche 14 février 2010

Au fil de l'eau...

Il y a des lieux que l'on ne quitte pas, même lorsque l'on s'en éloigne,
de même que l'amour ne dépend ni du temps ni de l'espace.
Henri de Régnier, l'Altana



vendredi 12 février 2010

L'angelo di Fausto

Dans la suite du billet de Fausto...


Détail de la façade du Palazzo Soranzo dell'Angelo

jeudi 11 février 2010

Campo della Maddalena

J'ai eu la chance de pouvoir entrer dans cette petite église de Cannaregio à deux reprises. La première, lors d'un voyage en décembre elle abritait une exposition de crèches, je n'ai malheureusement pas de photos, seulement de vagues souvenirs. J'ai pu la revisiter en septembre dernier dans le cadre de la Biennale d'art. Petit reportage à venir...

Cecilia Bartoli sur France Inter




Il y aura à 17h un entretien avec Cecilia Bartoli dans le cadre de
l'émission Nonobstant (disponible également en podcast).

mardi 9 février 2010

Au fil de mes lectures



Regardez Venise, lui dit-il. Et joignant le geste à la parole, il entraîna son
ami vers un coin du cloître d'où l'on avait une belle vue sur la ville. Ce n'est
pas une ville idéale comme on en a rêvé. Point de lignes droites, point de
quadrilatères savamment ordonnés. Comment cela aurait-il été possible puisque
la ville est née dans une lagune? Tout ici n'est que méandres et recoins, adaptation
à la nature des choses. Existe-t-il pourtant une plus belle ville au monde?
Regardez ces palais. Ils combinent tous les styles. Parfois, vous pénétrez sous
des voûtes basses et mal éclairées. Parfois, au contraire, une lumière généreuse
éclaire des salles hautes de plafond. Quand vous entrez dans la basilique, vous vous
croyez à Byzance. L'instant d'après, vous vous demandez si un malin génie ne vous
a pas transporté dans une ville arabe. Et pourtant, quelle harmonie! Jamais architecte
n'aurait pu rêver mieux.

(p.125, Chronique vénitienne de Daniel Ménager)

lundi 8 février 2010

dimanche 7 février 2010

Venise baroque

Un petit aperçu d'un livre superbe découvert cette semaine...

Détail du plafond de l'église San Giuseppe di Castello


Détail du plafond de l'église San Giuseppe di Castello, fresque de Pietro Ricchi et Pietro Antonio Torri

Voûte du grand salon de la Ca'Dolfin

Détails décoratifs de la chapelle Venier, église des Scalzi



Présentation de l'éditeur

Dans l’histoire complexe de Venise, le Seicento – le XVIIe siècle– n’est pas un siècle comme les autres : il a offert à la République la toute dernière occasion de réagir, y compris par les arts, à l’inéluctable destin qui l’a reléguée dans un rôle de plus en plus marginal par rapport aux événements politiques européens.
C’est une période bien particulière, soucieuse de marquer visuellement le tissu de la ville par les signes majestueux du triomphe. Le Seicento vénitien qui confond augures, rêves et illusions avec la réalité concrète, politique ou sociale, a eu pour mots d’ordre l’excès et l’emphase. Un goût certain pour la profusion ornementale, le grotesque et le bizarre. Un désir effréné de « croître en grandeur ».
L’intention était claire : il s’agissait de susciter l’émerveillement. Et pour ce faire, la ville s’est mise en scène.
L’étonnante « représentation théâtrale » qui se déploie ainsi à l’intérieur mais aussi à l’extérieur des édifices finit par se diffuser dans tout Venise. Le baroque qui s’y décline est étroitement lié à la nature même de la ville, « fondée sur l’impossible », et à l’eau bien sûr, sa consistance si spécifique.
Au fil des ans, la vocation se tarit, l’élan triomphant s’épuise mais vers la fin du le XVIIe siècle et à l’aube du siècle suivant, on voit s’insinuer au côté du baroque un registre différent, plus détendu, dicté par l’esthétique naissante, le rococo, qui abandonne la fastueuse symétrie du baroque pour se tourner vers les petites choses et l’éphémère des sens, l’intime et l’impalpable.
C’est dans ce contexte que la République, ayant abandonné tout désir de puissance, s’est refermée sur une magnifique et imperturbable neutralité qui lui sera bientôt fatale.

LES AUTEURS

Filippo Pedrocco, historien d’art vénitien, est le directeur du musée du XVIIe siècle, la Ca’Rezzonico, à Venise. Il a notamment publié de nombreuses monographies sur d’éminents représentants de l’école vénitienne, de la Renaissance au XVIIe siècle.
Massimo Favilla a enseigné l’architecture urbaine et territoriale à l’université IUAV de Venise. C’est à l’université Ca’Foscari qu’il dispense actuellement des cours d’histoire de la critique d’art.
Ruggero Rugolo a enseigné l’Histoire de l’art moderne à l’Université Ca’Foscari. Il travaille maintenant à l’Institut Venète des Sciences, Lettres et Art de Venise.


LE PHOTOGRAPHE

Luca Sassi est photographe et éditeur ; il publie des livres d’art consacrés à l’architecture et à la photographie


Sommaire
Ornement et magnificence, entre obsession de la mort et désir effrené de grandeur (sculptures et architecture)Santa Maria della Salute.- Ca’ Pesaro. - Façade de l’église Santa Maria del Giglio. - Façade de l’église San Moisè. - Façade de l’église San Stae. - Monument du doge Giovanni Pesaro, église Santa Maria Gloriosa dei Frari. - Monument Mocenigo à San Lazzaro dei Mendicanti. - Chapelle Vendramin, San Pietro di Castello. - Monument du patriarche Giovanni Morosini, église des Théatins. - Monument Valier, église Santi Giovanni e Paolo. - Église des Théatins, chapelle Cornaro. - Maître-autel de Santa Maria della Salute. - Maître-autel de l’église degli Scalzi. - Maître-autel de l’église San Marziale
Symboles et mystères (bois sculpté) Stalles de la Scuola Grande di San Rocco. - Plafond de la bibliothèque de l’ancien couvent des Santi. – Église Giovanni e Paolo. - Fauteuils de la Ca’ Rezzonico
Le clair et l’obscur (fresques et peintures) Saint Jérôme inspiré par l’ange, église San Nicola da Tolentino. - Crucifixion avec sainte Marie-Madeleine, Ca’ Rezzonico. - Le Sauvetage miraculeux, église paroissiale de Malamocco. - La peste, escalier de la Scuola Grande di San Rocco. - Saint Benoît recommande à la Vierge le curé de l’église, église San Beneto. - L’Annonciation, Gallerie de l’Accademia. - Francesco Borgia assiste à l’exhumation de la dépouille de l’impératrice Isabelle. - Abside de l’église San Pietro di Castello. - Plafond de l’église San Pantalon. - Palazzo Ferro Fini. - Le pape Benoît III visitant le couvent de San Zaccaria et Le corps d’un saint présenté au Doge, église San Zaccaria. - Le triomphe de Venise, Ca’ Pesaro. - L’Aumône de saint Lorenzo Giustiniani, San Pietro di Castello. - Le vœu du doge Niccolò Contarini, San Pietro di Castello. - Plafond de l’église San Marziale. - Église San Stae. - Plafond du palais Sandi
Le “bel composto” vénitien (stucs, peintures, sculptures, architecture et achitecture feinte)Plafonds de l’église Sant’Alvise et San Giuseppe di Castello. - Salon de la Ca’ Dolfin. - Chapelle Del Medico. - Ca’ Zenobio. - Palazzetto Zane. - Palazzetto Correr à Murano. - Palazzo Albrizzi. - Palazzo Morosini à Santo Stefano. - Palazzo Barbaro. - Palazzo Sagredo. - Chapelle Sagredo, église San Francesco della Vigna. - Chapelle Manin, église degli Scalzi. - Église des Gesuiti. - Église des Gesuati.
POINTS FORTS
Une étude très approfondie du baroque vénitien, à travers l’architecture, la peinture et l’utilisation de matières luxueuses



mercredi 3 février 2010

Autour de Santa Fosca

Ma lecture du moment, Chronique vénitienne de Daniel Ménager, m'amène à
parler de quelques lieux et de certains personnages.

Voici le résumé:
Dans « Venise la rouge », rien ne bouge, du moins en apparence. La cité, à la fin du XVIe siècle, a perdu de son importance. Elle se contemple dans ses fastes immuables. L'ambassadeur de France est désœuvré. Il passe une partie de son temps avec un moine aussi ardent que savant, Paolo Sarpi. Il a lié amitié avec le doge, Alvise Mocenigo, et sa fille adoptive, Emilia. Autour d'elle, de jeunes patriciens veulent tirer de sa torpeur la Sérénissime. Leur agitation reste étrangère à Emilia, qui est d'abord amoureuse de l'un d'eux, Leonardo Dona. Les deux jeunes gens préféreront cependant rester à distance l'un de l'autre. Un petit tableau du palais de Mocenigo les a convaincus que la sérénité de cette amitié amoureuse était ce qui leur convenait le mieux. La distance alliée à la proximité est aussi au centre de la piété de Samuel, l'ami juif de Sarpi et d'Emilia. Ni la peste, ni la persécution ne parviendront à l'ébranler. Il vit sa réclusion dans un couvent de dominicains comme une divine aubaine. L'amour, la politique et la religion se croisent et se recroisent dans ce roman qui est aussi un hommage à la beauté intérieure de Venise.
Quelques personnages rencontrés au fil de la lecture: Paolo Sarpi, Leonardo Donà, Arnaud du Ferrier (l'ambassadeur de France), le doge Alvise 1er Mocenigo, Gaetano Cozzi, Nicolo Contarini, Henri III...

Palazzo Donà delle Rose construit vers 1610 à la
demande du doge Leonardo Donà. Certains chercheurs disent
qu'il aurait été dessiné par Paolo Sarpi, un ami proche du doge.
J'ai eu l'occasion d'y entrer en septembre dernier car il accueillait un
événement de la Biennale. On peut voir dans l'atrio deux fanò provenant
de la galea de casata présente durant la bataille de Lepante (1571).

Monument à Paolo Sarpi, oeuvre de Emilio Marsili (1892) se trouvant
au centre du petit campo de Santa Fosca à Cannaregio.

Campo Santa Fosca


Pont au pied duquel Sarpi a été poignardé et laissé pour mort le 5 octobre 1607. "Sarpi s'opposa toujours aux ingérences de l'Église catholique. Il défendit Venise au risque de sa propre vie lorsqu'en 1606 Rome frappa la ville d'interdit. Après l'attentat, le moine dénonça le pape en affirmant, en latin, qu'il avait bien reconnu le stylus (le style, mais aussi le stylet, ou lame) de la Curie Romaine." (guide Gallimard, p.145)
À propos du pont: remarquez les traces de pieds aux quatre coins, ce pont était surnommé Ponte della Guerra di Santa Fosca car il était un des lieux d'affrontement entre les Nicolotti et les Castellani, comme le pont dei Pugni dans le Dorsoduro.

Entrée du complexe des Servi, où Fra Paolo Sarpi a vécu et où il a été inhumé après sa mort le 15 janvier 1623. Ses restes ont été conservés dans l'église des Servi jusqu'à la destruction de cette dernière, puis transférés à San Michele.

Tableau d'Andrea Vicentino représentant l'accueil fait à Henri III à son arrivée à Venise en juillet 1574.


Sur Sarpi: http://www.e-venise.com/religion/paolo-pietro-sarpi-venise.htm
Article sur la découverte de l'os du bras droit de Sarpi dans l'Istituto Veneto di Scienze, Lettere ed Arti