22 novembre, 2011
15 novembre, 2011
04 juin, 2011
30 mai, 2011
15 mai, 2011
13 mai, 2011
25 novembre, 2010
06 juin, 2010
15 avril, 2010
XII Settimana della Cultura

Une en particulier a capté mon attention:
(G.Barbon, S.Manzato, M.Ongaretto)
In collaborazione con il Comune di Venezia e la Protezione Civile-Servizio Beni Culturali
Appuntamento in campo San Polo, accanto all'edicola.
20/04/2010
da 16:30 al 18:00
26 mars, 2010
24 janvier, 2010
Santi Maria e Donato à Murano
05 novembre, 2009
03 novembre, 2009
Compositions abstraites
J’ai capturé ces images lors d’une balade à la Giudecca en septembre dernier en observant la base du mur qui borde le fameux jardin « Eden ». Ces compositions abstraites me plaisent beaucoup. Elles concentrent tout ce que j’aime à Venise : les pierres, l’eau, les reflets, les couleurs, les textures où la vie s’accroche avec ténacité.
Les parties immergées des bricoles et des murs qui bordent les canaux sont « des lieux de vie animale et végétale intense. Nombre d’espèces de mollusques et d’algues y trouvent refuge et pitance. » (p.24, Guide Gallimard, Les encyclopédies du voyage)
L’étagement d’algues et de micro-organismes, visible sur les bords des canaux soumis aux fluctuations de la marée (zone intertidale) témoigne d’une activité biologique parmi le plus riches de Méditerranée. (p.28, ibid.)
Je vous conseille un très beau livre qui propose des photographies originales: Venise, Miroir des signes de Pierre-Jean Buffy et Bernard Neau aux éditions Terre de Brume.
Présentation de l'ouvrage:
Ce livre fut pour Pierre-Jean Buffy “l’aventure d’une vie”, une quête spirituelle comme une expérience poétique, une enquête sur lui-même et l’âme intime de Venise à travers ses signes, ses symboles. Pensant que voir c’est apprendre à entendre, il voulait raconter par l’image “une histoire dont Venise est le miroir” : la sienne, la mienne, celle du lecteur. Il avait pris le parti de ne pas représenter directement les humains et les lieux, mais de recueillir sur les murs, les portes, les bordures des canaux, les statues des quais et des ruelles, les traces d’une mémoire collective et ancienne. Hommage amoureux à une ville qui hanta son imaginaire et dont il traversa le rêve en infatigable piéton. Démarche profondément intuitive visant à rassembler, relier, relire, recommencer… Méditation sur l’instant, l’effacement, le silence, la durée. Hymne aux éléments et aux matières par l’attention portée aux choses et au “geste de la pierre et de l’homme” jusque dans les plus petits détails. Alors, le lecteur comprendra que “chaque photo a une histoire”, et j’espère qu’il partagera notre passion commune pour le déchiffrement de cette énigme vénitienne.
Bernard Neau
21 octobre, 2009
Flore urbaine
La flore à Venise ne se résume pas aux jardins secrets ou publics ni aux bacs à fleurs qu’on trouve aux fenêtres et aux balcons. Il en existe une mineure pourtant omniprésente qui passe souvent inaperçu. En surface, entre les pavés des calli, les fissures des murs, les briques, les marches des ponts, à la base des margelles de puits, le promeneur attentif découvrira des végétaux adaptés à cet environnement insolite. Notamment la christe-marine, aussi connu sous le nom de « finocchio di mare » (chrithmum maritimum) qui prend racine entre les pierres de murs qui longent les canaux.
« […] des végétaux insignifiants et souvent anonymes qui poussent là où on ne les attends pas et où ils ne semblent points être nécessaires. Sous les balcons, autour des puits, sur les façades et le long des palissades, là où la pierre se fend et se fissure, la brique s’effrite et cède aux assauts de l’humidité, le crépi se craquelle et se désagrège, partout ils sont là, en plein centre de Venise. Une graine est tombée dans un trou presque invisible, venant de Dieu sait où, elle y a germé et s’est transformée en une maigre pousse ou un modeste bouquet. […] La pariétaire ou casse-pierre (que le Vénitiens appellent parietaria ou muraiola précisément parce qu’elle adhère aux parois et s’accroche aux murs) se rencontre plus souvent qui les autres plantes de la même famille, dans les endroits bien différents les uns des autres […]. On ignore comment et de quoi elle se nourrit. Elle n’a pratiquement d’autre support que l’humidité infiltrée dans les interstices d'où elle jaillit. […] On donne également à la pariétaire le nom de vetriola ou viriola (de vetro, verre) car on s’en sert, infusée dans l’eau chaude, pour laver les objets de verre, même les plus fragiles […]. On en faisait jadis une tisane pour soigner les maux de gorges. » p.35-38
citations extraites de: L’autre Venise de Predrag Matvejevitch









