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15 avril, 2010

XII Settimana della Cultura


Du 16 au 25 avril, pour qui auront la chance d'être sur place, va se dérouler la XII Settimana della cultura. Au programme, une foule d'activités très intéressantes.
Une en particulier a capté mon attention:
Tra patere, e vere da pozzo.
Un itinerario tra San Polo e Santa Croce
(G.Barbon, S.Manzato, M.Ongaretto)
In collaborazione con il Comune di Venezia e la Protezione Civile-Servizio Beni Culturali
Appuntamento in campo San Polo, accanto all'edicola.
20/04/2010
da 16:30 al 18:00

Pour plus d'informations:

24 janvier, 2010

Santi Maria e Donato à Murano


Quelques détails du pavement en mosaïque (1141) de l'église Santi Maria e Donato
à Murano. Ceux qui me connaissent savent à quel point j'aime ces motifs.








03 novembre, 2009

Compositions abstraites

J’ai capturé ces images lors d’une balade à la Giudecca en septembre dernier en observant la base du mur qui borde le fameux jardin « Eden ». Ces compositions abstraites me plaisent beaucoup. Elles concentrent tout ce que j’aime à Venise : les pierres, l’eau, les reflets, les couleurs, les textures où la vie s’accroche avec ténacité.




Les parties immergées des bricoles et des murs qui bordent les canaux sont « des lieux de vie animale et végétale intense. Nombre d’espèces de mollusques et d’algues y trouvent refuge et pitance. » (p.24, Guide Gallimard, Les encyclopédies du voyage)
L’étagement d’algues et de micro-organismes, visible sur les bords des canaux soumis aux fluctuations de la marée (zone intertidale) témoigne d’une activité biologique parmi le plus riches de Méditerranée. (p.28, ibid.)


Je vous conseille un très beau livre qui propose des photographies originales: Venise, Miroir des signes de Pierre-Jean Buffy et Bernard Neau aux éditions Terre de Brume.

Présentation de l'ouvrage:

Ce livre fut pour Pierre-Jean Buffy “l’aventure d’une vie”, une quête spirituelle comme une expérience poétique, une enquête sur lui-même et l’âme intime de Venise à travers ses signes, ses symboles. Pensant que voir c’est apprendre à entendre, il voulait raconter par l’image “une histoire dont Venise est le miroir” : la sienne, la mienne, celle du lecteur. Il avait pris le parti de ne pas représenter directement les humains et les lieux, mais de recueillir sur les murs, les portes, les bordures des canaux, les statues des quais et des ruelles, les traces d’une mémoire collective et ancienne. Hommage amoureux à une ville qui hanta son imaginaire et dont il traversa le rêve en infatigable piéton. Démarche profondément intuitive visant à rassembler, relier, relire, recommencer… Méditation sur l’instant, l’effacement, le silence, la durée. Hymne aux éléments et aux matières par l’attention portée aux choses et au “geste de la pierre et de l’homme” jusque dans les plus petits détails. Alors, le lecteur comprendra que “chaque photo a une histoire”, et j’espère qu’il partagera notre passion commune pour le déchiffrement de cette énigme vénitienne.

Bernard Neau

21 octobre, 2009

Flore urbaine







La flore à Venise ne se résume pas aux jardins secrets ou publics ni aux bacs à fleurs qu’on trouve aux fenêtres et aux balcons. Il en existe une mineure pourtant omniprésente qui passe souvent inaperçu. En surface, entre les pavés des calli, les fissures des murs, les briques, les marches des ponts, à la base des margelles de puits, le promeneur attentif découvrira des végétaux adaptés à cet environnement insolite. Notamment la christe-marine, aussi connu sous le nom de « finocchio di mare » (chrithmum maritimum) qui prend racine entre les pierres de murs qui longent les canaux.

« […] des végétaux insignifiants et souvent anonymes qui poussent là où on ne les attends pas et où ils ne semblent points être nécessaires. Sous les balcons, autour des puits, sur les façades et le long des palissades, là où la pierre se fend et se fissure, la brique s’effrite et cède aux assauts de l’humidité, le crépi se craquelle et se désagrège, partout ils sont là, en plein centre de Venise. Une graine est tombée dans un trou presque invisible, venant de Dieu sait où, elle y a germé et s’est transformée en une maigre pousse ou un modeste bouquet. […] La pariétaire ou casse-pierre (que le Vénitiens appellent parietaria ou muraiola précisément parce qu’elle adhère aux parois et s’accroche aux murs) se rencontre plus souvent qui les autres plantes de la même famille, dans les endroits bien différents les uns des autres […]. On ignore comment et de quoi elle se nourrit. Elle n’a pratiquement d’autre support que l’humidité infiltrée dans les interstices d'où elle jaillit. […] On donne également à la pariétaire le nom de vetriola ou viriola (de vetro, verre) car on s’en sert, infusée dans l’eau chaude, pour laver les objets de verre, même les plus fragiles […]. On en faisait jadis une tisane pour soigner les maux de gorges. » p.35-38
« Dans des manuscrits conservés à la bibliothèque Marciana et au musée Correr, on mentionne également le cheveu-de-Vénus ou capillaire, déjà connu de Pline, le ciste ou absinthe de mer, le crithme ou christe-marine, auquel on donne, sur une partie de la côte ouest de l’Adriatique, le nom étrange de tassobarbasso […]. » p.39

citations extraites de: L’autre Venise de Predrag Matvejevitch