mardi 2 avril 2019

Invitation au voyage...


un voyage à travers les mots d'Arnaud Le Vac qui vient tout juste de publier son second recueil de poésie intitulé Reprenons les chemins d'ici aux éditions du Cygne, collection le Chant du cygne. Dans ce recueil, il est question de littérature, de philosophie, de promenades urbaines notamment à Venise, à Amsterdam, à Paris, de musique et de peinture. 
Une délicieuse escapade hors du temps.



Entretien avec l'auteur Arnaud Le Vac:


En quelques mots, qui êtes-vous et quel est votre parcours?

Je suis Arnaud Le Vac, né en 1978, dans ce que l’on appelle la banlieue parisienne, lieu où j’ai grandi avant de m’installer à Paris pour vivre et écrire, travailler et voyager. Mon parcours reste celui d’un autodidacte, formé par sa propre expérience, très réservé quant à sa scolarité, méfiant envers la société, menant très vite une double vie : très peu intéressé par la question sociale de son existence et presque exclusivement tourné vers l’activité poétique et sa pratique par la lecture. J’accorde une grande importance à mes lectures d’Hugo, de Baudelaire, de Lautréamont, de Rimbaud et des surréalistes qui coïncident pour moi avec ma découverte de Paris. Je me revois passer d’innombrables fois devant le 42 rue Fontaine (l’Atelier d’André Breton, épicentre du surréalisme de 1922 à 1966) et d’établir à travers ma relation à la poésie et à l’art tout un mode de vie et de penser en marchant des journées entières dans Paris. Je dois à cette relation ma découverte de Paris et une manière tout à fait particulière de voir la ville qui devait me servir par la suite dans tous mes voyages en France comme à étranger. J’ai pris enfin le premier boulot envisageable que je pouvais avoir dans un lieu d’art et je ne l’ai pour ainsi dire pas quitté depuis en approfondissant ma solitude et en restant très attentif à une pratique de la poésie ouverte sur le monde et l’homme.

Venise occupe une grande place dans ce recueil. Quand et comment avez-vous découvert cette ville? Y retournez-vous souvent?

Oui, c’est vrai : Venise est une rencontre décisive dans ce recueil de poèmes. J’y reviens à deux reprises pour tenter de cerner ce qui ne cesse pour moi de se jouer dans cette disposition à l’art et à la vie : lors de mon premier séjour (septembre 2011) et lors de mon dernier séjour (octobre 2017). Cette disposition à l’art et à la vie, qui a pour moi à voir avec l’activité poétique, est une question de voix. J’ai découvert cette ville comme un appel depuis l’enfance vers ce que j’ai envie d’appeler la beauté. Venise est une ville de toute beauté. Je suis redevable dans ma vie à cette beauté comme à tous ceux qui d’une façon ou d’une autre m’ont mené à Venise. Je les remercie dans ce recueil. Je les écoute me parler de vive voix dans le poème que je suis en train d’écrire : je suis à la recherche de ma propre présence en tant que sujet du poème. Il ne se passe pas une journée sans que je pense très fortement, parmi ces villes que j'ai envie de dire élues par la beauté, à Venise. J’ai dit un jour pour rire, en tenant à évoquer ma situation d’Européen, que je souhaitais me coucher à Venise, me lever à Amsterdam, déjeuner à Paris et diner sur une île au bord de l’océan Atlantique ! Ce qui me donne le sentiment de vivre et de penser quotidiennement avec Venise et non pas seulement à Venise. J’éprouve toujours le besoin d’espacer mes séjours.

Qu'aimez-vous dans cette ville?

Trouver ce que j’y viens chercher : un nouveau départ. Un appel incessant vers l’inconnu et le merveilleux. Venise est un labyrinthe de ponts et de canaux, de ruelles et de places, d’églises et de palais, un miroir sur l’eau. C’est tout un monde qui se réinvente. J’aime la vie et l’art qui ne demandent qu’à s’épanouir dans la solitude et le retrait propice à la création. Si nous savons aimer et vivre cette ville en même temps il se passe alors quelque chose qui échappe définitivement à notre époque. Venise est du temps imparti aux paradis célébrant les cieux et la mer retrouvés. Je vis personnellement tout cela comme une odyssée. Chaque pas est nécessaire et amène vers une nuit pleine de sommeil : c’est une ville qui regorge de temps. Tout cela est évidemment une question de voix et de disposition du corps, de rapidité d’esprit devant ce qui ne cesse de se produire sous nos yeux avec nous et sans nous. C’est, si nous voulons, voir l’invisible et entendre l’inouï. Cela part d’une situation historique très précise. Quelque chose s’est effondré en Occident qui peut être repris en partie ici, si nous savons trouver le chemin d’un nouveau départ dans nos vies. Il en va à Venise de notre vie et de notre langage le plus intime. Je ne me suis jamais senti mieux européen qu’à Venise. C’est la présence du sujet que je cherche à atteindre dans ce que je fais en vivant et en écrivant.

À quoi ressemble une journée passée à Venise?

C’est faire l’expérience de ce que l’on veut vivre et s’y tenir. D’avoir le désir d’approuver sa liberté en toute sérénité. Je cherche toujours à trouver le rythme qu’il faut pour que le corps, le langage et la voix soient présents dans tout ce que je fais. C’est une forme improvisée du discours, car je ne suis jamais seul tout à fait, puisque je partage ces moments ou non avec quelqu’un qui m’impose aussi son rythme et sa présence dans ce que nous faisons. Nous nous élevons tous deux à une certaine conscience qui nous permet de nous retrouver ensemble dans une solitude partagée. Je vois l’amour comme un continu du rythme dans le langage et le discours. Venise ne cesse d’exalter cette solitude partagée. C’est une ville à visage humain. Il y a une vivacité toute vénitienne. Ces ruelles et ces places, son architecture et sa musique, sa vie de tous les jours loin de l’industrialisation de masse, donnent une densité particulière à tout ce que nous faisons. Il n’est pas rare de se retrouver seul sur une place ou devant une peinture tout en sachant que l’on réalise un vœu des plus intimes. C’est cela même : une journée passée à Venise ne ressemble à aucune autre. Venise s’écrit durablement en chacun de nous. C’est avec ses habitants et ses voyageurs de toujours, l’autre Venise dans Venise.

AnnaLivia et Arnaud Le Vac

Pour visiter le site d'Arnaud: https://arnaudlevac.wordpress.com/ 
https://www.editionsducygne.com/editions-du-cygne-reprenons-chemins-ici.html



mercredi 20 mars 2019

Venise en Écosse

Quelques tableaux vus dans des musées d'Édimbourg...

George Leslie Hunter, Doge's Palace, Venice (about 1922)

George Leslie Hunter, Souvenir of Venice, (about 1922)

George Leslie Hunter, Sails, (about 1922)

  Francis Campbell Boileau CADELL. On the Canal, Venice (1910)

  Francis Campbell Boileau CADELL. Santa Maria della Salute (1910)

 Francis Campbell Boileau CADELL. From the Calcina Hotel (1910)

 Victoria CROWE. Studio Venice: Mirrored View (2011)

détail

 Quelques Tiepolo


Quelques Canaletto vus dans le cadre d'une exposition temporaire à la Queen's Gallery à Edimbourg en septembre dernier.







mercredi 13 février 2019

Venise à double tour

Il y a des semaines que je guette la parution de ce livre de Jean-Paul Kauffmann. Ça y est, il doit sortir la semaine prochaine!


Voici la présentation extraite du site de l'éditeur:


À côté d'une Venise de l'évidence se cache une Venise inconnue, celle des églises jamais ouvertes. Jean-Paul Kauffmann a voulu forcer ces portes solidement cadenassées, un monde impénétrable où des chefs-d'œuvre dorment dans le silence. Qui en détient les clefs? Ce récit, conduit à la manière d'une enquête policière, raconte les embûches pour se faire ouvrir ces édifices. L'histoire est partie d'une église d'Ille-et-Vilaine où, enfant, l'auteur servait la messe. Il s'y ennuyait souvent, mais, dans ce sanctuaire, il a tout appris. Là, est née la passion de se voir livrer le secret de la chose ignorée ou défendue. Il a poursuivi cet exercice de déchiffrement à Venise, la ville de la mémoire heureuse, pourtant attaquée sans relâche par le tourisme mondialisé. Depuis un appartement de la Giudecca où il s'est installé pendant des mois, il a arpenté une Venise hors champ. Il a trouvé aussi ce qu'il ne cherchait pas. Venise à double tour est un livre sur le bonheur de voir et la jubilation dispensée par la ville qui exalte les cinq sens. On y croise, parmi d'autres, Jacques Lacan, Hugo Pratt, une belle restauratrice de tableaux, une guide touristique souveraine, un Cerf blanc, le propriétaire d'un vignoble vénitien et un Grand Vicaire, maître de l'esquive. 
Jean-Paul Kauffmann a notamment écrit L'Arche des Kerguelen, La Chambre noire de Longwood, La Lutte avec l'Ange, Remonter la Marne et Outre-terre.

Pour lire un extrait:  





jeudi 4 octobre 2018

Un très beau site à explorer


J'ai découvert il y a quelque temps un très beau site sur la Venise "mineure". On y trouve des articles sur les jardins secrets ou moins connus ainsi que sur les petits détails tels que les patères, les cheminées, les corte sconte, les puits, etc. Il y a aussi des cartes interactives permettant de localiser différents éléments de la ville. Je suis loin d'avoir complètement exploré ce site mais il me plait déjà énormément et je vous le conseille! J'y retrouve la Venise que j'aime tant.

Voici l'adresse du site en question:

http://www.conoscerevenezia.it/


mardi 14 août 2018

Cento giorni a Venezia





Je vous propose un voyage virtuel sur la lagune vénitienne. Il s'agit d'un documentaire provenant du site de la RAI.
Voici le descriptif:
Il documentario di Geo ci racconta la storia di una grande amicizia tra un uomo ed il suo fedelissimo cane. Sullo sfondo la laguna di Venezia.

Lien vers le site où il est possible de regarder le documentaire:
https://www.raiplay.it/video/2017/12/Cento-giorni-a-Venezia-55660a9b-0ea0-4500-bf5d-0f5eb905aae4.html

Buon viaggio! 

dimanche 6 mai 2018

Quelques parutions



Saisir Venise au-delà de la représentation que nous nous faisons d'elle.
Description: L'objet est un peu comme un carnet de voyage à plusieurs mains. Petits textes impressionnistes, cartes postales, poésie, photographies et aquarelles.

https://latraverseegeopoetique.com/2017/11/28/venezia-cartes-postales/


Présentation : La tasse me glisse des doigts, se renverse sur la table basse, puis sur le tapis. Elle dit ce n’est pas grave, mais je ne la crois pas. Je sais que tout est grave, que rien ne se répare, que je suis ici pour rien et que je devrais m’en aller.

Au lendemain de son cinquantième anniversaire, alors que l’oisiveté sabbatique soulève en lui tout un lot de doutes, un designer industriel se rend à Venise en aller simple pour une raison qu’il ne s’avoue pas plus qu’il ne nous la révèle. Va-t-il y retrouver une ancienne flamme, ou est-il plutôt en quête de celui qu’il aurait pu devenir ? 

http://www.editionsxyz.com/catalogue/733.html


27e aventure du commissaire Brunetti

4e de couverture

The memorable characters and Venetian drama that have long captivated Donna Leon’s many readers are on full display in The Temptation of Forgiveness. Surprised, if not dismayed, to discover from his superior, Vice-Questore Patta, that leaks are emanating from the Questura, Commissario Guido Brunetti is surprised more consequentially by the appearance of a friend of his wife’s, fearful that her son is using drugs and hopeful Brunetti can somehow intervene. When Tullio Gasparini, the woman’s husband, is found unconscious and with a serious brain injury at the foot of a bridge in Venice after midnight, Brunetti is drawn to pursue a possible connection to the boy’s behavior. But the truth, as Brunetti has experienced so often, is not straightforward.

As the twenty-seventh novel unfolds in Donna Leon’s exquisite chronicle of Venetian life in all its blissful and sordid aspects, Brunetti pursues several false and contradictory leads while growing ever more impressed by the intuition of his fellow Commissario, Claudia Griffoni, and by the endless resourcefulness and craftiness of Signorina Elettra, Patta’s secretary and gate-keeper. Exasperated by the petty bureaucracy that constantly bedevils him and threatens to expose Signorina Elettra, Brunetti is steadied by the embrace of his own family and by his passion for the classics. This predilection leads him to read Sophocles’ Antigone, and, in its light, consider the terrible consequences to which the actions of a tender heart can lead.

Bonne lecture!

dimanche 18 février 2018

Les îles de la lagune

Aujourd'hui sur RTS la Première




Les îles de la lagune
La lagune de Venise compte de nombreuses îles.
Les plus connues sont Murano, Burano et Torcello. Cette dernière est aujourdʹhui un îlot déserté.
Histoire des lieux avec Elisabeth Crouzet-Pavan, historienne, Professeur d'histoire du Moyen Âge à lʹUniversité de Paris-Sorbonne et auteure du livre " La mort lente de Torcello, histoire dʹune cité disparue " éditions Albin Michel.




lien pour écouter l'émission: http://www.rts.ch/play/radio/monumental/audio/les-les-de-la-lagune?id=9305433&station=a9e7621504c6959e35c3ecbe7f6bed0446cdf8da

lundi 1 janvier 2018

Bonne année!


Cette année c'est Fellini, le chat voyageur et amoureux de Venise, qui
se charge de faire les vœux pour la nouvelle année!
Qu'elle soit douce et lumineuse et remplie de 
petits bonheurs.
 

jeudi 14 décembre 2017

Une nuit à Venise

Oh chouette!! une émission sur ma ville préférée!
Allez allez, le mot magique... 
Il faut dire que Brooklyn est aussi passionné par Venise...



 Ça vient?

Ah le voilà!

 

Une version écourtée du reportage diffusé sur la RAI l'été dernier.
Voici le lien pour le replay: https://www.arte.tv/fr/videos/076625-000-A/une-nuit-a-venise/

mardi 10 octobre 2017

Chats de Venise

En errant sur la toile ce matin j'ai fait quelques petites découvertes sympas... J'ai découvert le site d'une "catographer" (photographe de chats), elle s'appelle Marianna Zampieri. Grâce à elle j'ai finalement appris le noms des fameux chats dei Muti! Vous pouvez voir ses magnifiques photos de chats vénitiens sur son site ou sur sa page Facebook

 Rudolf (à gauche) et Felix (à droite)

 Sadhna

Pour lire un entretien avec elle: http://venezia.italiani.it/venezia-suoi-gatti-progetto-cats-venice/

et voir son album de chats vénitiens: http://www.mariannazampieri.it/album/cats-in-venice/

 

dimanche 1 octobre 2017

Carnet sicilien (4)

Suite et fin de Syracuse...


Visite du castello Maniace
Une partie du château était en travaux et non accessible. Dommage... La forteresse date de la première moitié du 13e siècle et se situe à l'extrême pointe d'Ortigia.










Façade de l'église dello Spirito Santo

Petite plage locale


Restes du Tempio di Apollo, plus vieux temple dorique périptère de Sicile (6e siècle av. J.-C.)




Petit port de plaisance

Un petit air vénitien non?

Duomo

Piazza del Duomo





Pour les plus téméraires qui veulent se baigner en paix...

Départ en après-midi pour Palerme!