jeudi 9 octobre 2014

Vivre à Venise


Extrait du site de l'éditeur:

« Je me tenais plutôt sur le pont et je regardais les fenêtres éclairées des palazzi qui défilaient. Parfois, à travers elles, je voyais ce qui semblait être de luxueuses pièces : des salons modernes avec d’élégants sofas contemporains, de grandes lampes et, dans l’ombre au-dessus, des poutres magnifiquement peintes. Comme il faisait si froid, les grandes fenêtres que je regardais étaient pour la plupart closes, je ne pouvais pas entendre les conversations ou les rires des propriétaires, ou la musique à la radio, ou sur les disques, ni entendre les sons conviviaux de la glace qui tinte dans de grands verres, comme c’est possible l’été, ou le bruit d’un bouchon de champagne – j’imaginais moi-même ces sons en regardant. Parfois je pouvais voir les heureux occupants se déplacer. J’étais l’étranger envieux, le nez pressé contre la vitre, qui regarde avec des yeux pleins de désir, cependant que mon vaporetto circulait sur le Grand Canal d’arrêt en arrêt.
Par ces mots évocateurs tirés de sa belle préface, le grand cinéaste américain, James Ivory, raconte ses expériences de jeunesse dans la ville sur la lagune.
Ce livre révèle la magie de la ville en suivant deux parcours parallèles inédits, deux itinéraires imaginés par les auteurs pour susciter chez le lecteur l’émerveillement et la gratitude devant tant de beauté, cette beauté dont nous parle Ivory quand il raconte que, dans sa jeunesse, il rêvait de franchir le seuil de ces lieux fascinants et de découvrir des trésors cachés, ruelle après ruelle.
L’ouvrage est divisé en chapitres qui décrivent les quartiers de Venise. Chaque quartier est raconté à travers une sélection précise de demeures privées, historiques ou contemporaines, qui varient selon le style et les goûts de ceux qui les habitent. Elles sont souvent inaccessibles et offertes ici pour la première fois au regard du lecteur. À ce premier itinéraire, s’ajoutent une série de « trésors », accessibles à tous mais peu connus, qui guident le lecteur le long d’un parcours à la découverte de musées, d’églises, de synagogues et de palazzi publics auxquels de récentes restaurations ont rendu vie et splendeur.

Toto BERGAMO ROSSI
Jean-françois JAUSSAUD - Photographe
James IVORY - Préfacier

Actes Sud Beaux Arts
Hors collection
Octobre, 2014 / 24 x 31 / 312 pages
traduit de l'italien par : Jérôme ORSONI ISBN 978-2-330-03686-7
prix indicatif : 49, 00€

Présentation de l'éditeur

Cet ouvrage, dirigé par Toto Bergamo Rossi, en collaboration avec Emanuela Notarbartolo di Sciara, propose un voyage à travers les sestieri du centre historique de la République vénitienne : San Marco, Cannaregio, San Polo, Santa Croce, Castello, Dorsoduro. A la fois beau livre et guide historique, il permet de découvrir les trésors cachés de la ville, accessibles à tous mais trop souvent oubliés, ou récemment restaurés, et encore peu connus. Ce grand format richement illustré par les photographies de Jean-François Jaussaud, remarquable photographe français spécialisé dans l'architecture et le design, présente des images inédites et exclusivement réalisées pour cet ouvrage entre juin et décembre 2013. L'auteur, qui a activement pris part à la campagne photographique en sélectionnant les différents sites et sujets traités, propose un parcours destiné à mettre en avant les nombreuses institutions culturelles de la ville, chaque quartier étant introduit par un chapitre dédié à ses trésors. Faisant suite au récit original de James Ivory intitulé "Ma Venise", dans lequel le célèbre metteur en scène américain raconte ses séjours dans la cité lacustre des années 1950 à nos jours, les textes accompagnant cette iconographie, riches de nombreux renseignements historiques, décrivent les différents monuments et demeures. Grâce à la connaissance du terrain de Toto Bergamo Rossi - directeur de la Fondazione Venetian Heritage et expert en restauration - et à la sensibilité du photographe, ces chefs d'oeuvre cachés dans les musées, les églises et certains bâtiments publics sont enfin accessibles aux lecteurs. Cette sélection attentive des plus beaux intérieurs historiques ou contemporains de la ville, pour la plupart inconnus, dresse à travers les photographies de ces lieux inédits le portrait des arts décoratifs vénitiens et révèle de nouvelles perspectives sur la ville. 

Biographie de l'auteur
Francesco - dit Toto - Bergamo Rossi a consacré l'intégralité de sa vie professionnelle à la restauration, la préservation et la promotion de l'héritage artistique et historique de la ville de Venise et des territoires qui l'entourent. Après un engagement de vingt ans dans les travaux de restauration, il lui a été demandé en 2010 de prendre la tête de la Fondazione Venetian Heritage (Fondation de l'héritage vénitien), position qu'il occupe actuellement. Il est à l'origine de diverses expositions et a écrit de nombreuses publications, toutes dédiées à l'art de la région de Venise.

dimanche 5 octobre 2014

Paul Agnew à Venise



Une heure en compagnie de Paul Agnew, à Venise - où Monteverdi publia il y a 400 ans le Livre VI de ses Madrigaux...

♫Programmation musicale:

Claudio Monteverdi
Madrigali - Sesto Libro (1614)
Les Arts Florissants, dir.Paul Agnew
Les Arts Florissants Editions (Cité de la Musique, enr.Radio France, janvier 2014)

♫Sestina
Lagrime d’Amante al Sepolcro dell’Amata
Quarta parte - "Ma te raccoglie, O Ninfa, in grembo’l Cielo"

♫Zefiro torna, e’l bel tempo rimena

♫Lamento d’Arianna
Prima parte - "Lasciatemi morire"
Seconda parte - "O Teseo, o Teseo mio"
Quarta parte - "Ahi, che non pur risponde !"

♫Sestina
Prima parte - "Incenerite spoglie, avara tomba"
Terza parte - "Darà la notte il sol lume alla terra"
Quinta parte & Sesta parte - "O chiome d’or, neve gentil del sono" & "Dunque, amate reliquie, un mar di pianto"

Miriam Allan, Hannah Morrison, Maud Gnidzaz, sopranos
Lucile Richardot, contralto
Paul Agnew, Sean Clayton, ténors
Cyril Costanzo, basse

Massimo Moscardo, Jonathan Rubin, archiluths
Florian Carré, clavecin
Nanja Breedjik, harpe

Lien: http://www.francemusique.fr/emission/l-air-des-lieux/2014-2015/venise-paul-agnew-et-les-arts-florissants-sur-les-traces-de-monteverdi-10-05-2014-16-00



Et sur You Tube:


samedi 20 septembre 2014

Echappées belles



À voir ce soir sur France 5: un nouveau reportage sur Venise dans les Échappées Belles.

Texte extrait du site de l'émission:

C’est à bord d’un bateau-taxi que Raphaël arrive dans le quartier du Castello.
Raphaël débarque sur la berge du canal où il retrouve Florence.
Florence guide son hôte dans les dédales du quartier où a toujours vécu sa famille. Sur la berge des canaux, les ruelles étroites sont tissées de fils, alourdis par les vêtements humides pendus entre deux maisons aux volets colorés.
La visite se poursuit sur les canaux, dans le quartier du Cannaregio.
Sur l’altana, la terrasse sur le toit de la maison familiale, les trois enfants et le mari de Florence racontent leur installation dans la ville, avec les contraintes et les avantages que cela entraîne – transports, flots de touristes, disparition des commerces de proximité, prix élevés,..

Florence affectionne particulièrement un lieu la « bibliothèque de couleurs » de la fabrique de mosaïques des Orsoni. Les murs sont entièrement couverts d’étagères sur lesquelles des carreaux de toutes les couleurs sont entreposés.

Venise est la ville de l’amour, c’est bien connu… mais quand les passions se déchaînent, elles virent au drame. Meurtres, crimes passionnels, complots politiques, Davide Busato connaît toutes les anecdotes de la Venise noire, celle des siècles d’enquêtes policières consignées dans les archives de la ville.
Il promet à Raphaël de lui faire découvrir le quartier de San Marco, sans doute le plus connu de tous, sous un œil passionné et décalé. Avec lui, chaque place a son histoire. Du Campo Sant'Angelo à la plazza San Marco en passant par la Fenice, il distille crimes et délits tout au long du parcours.

Au petit matin, Raphaël rejoint Francesco sur son ponton, pour partir en virée sur la lagune vénitienne. Les deux compères passent ainsi devant Torcello, l’île où il se dit que les premiers Vénitiens se sont installés au 6e siècle, et qui est aujourd’hui presque à l’abandon.
Francesco tient à présenter à Raphaël les enjeux et problématiques qui l’entourent : comment concilier protection de l’environnement et développement économique, comment préserver les traditions lacustres (pêche traditionnelle, voga…) malgré l’afflux toujours plus important de touristes...
Enfin, ils arrivent sur l’île de Burano, leur premier arrêt. Du port à l’intérieur de la petite île, on marche dans les rues aux façades colorées, en s’arrêtant devant la Casa deo Bepi Sua. Tout le monde sur l’île, notamment les commerçants et les anciens, connait cette maison et son histoire.
Raphaël et Francesco croisent des femmes âgées qui font de la dentelle sur les seuils de leurs maisons : la tradition typique de Burano est entretenue, malgré l’importation de plus en plus courante de dentelle d’Asie pour contenter la demande des touristes.
Francesco poursuit sa visite de la lagune jusqu’à Sant’Erasmo. L’île verte accueille de nombreux maraîchers et agriculteurs, qui cultivent notamment le carciofo violetto, l’artichaut vénitien.

Raphaël, de retour sur la terre ferme de Venise, se rend au marché. Il y rejoint Maria, gérante, chef et mamma de l’osteria Alba Nova. Maria achète ses fruits et légumes frais et locaux. Elle se refuse à acheter des produits hors saison, alors que la région regorge de bons produits, comme l’artichaut de Sant’Erasmo, ou les poissons de la mer Adriatique.
Une fois toutes ses courses effectuées, Maria et Raphaël prennent un vaporetto pour rentrer à l’osteria, où Maria va lui apprendre à confectionner des plats typiquement vénitiens. Au menu du jour notamment, un plat de togliolini et sa sauce aux fraises et aux langoustines – qu’ils dégustent ensemble immédiatement !
Alors que l’après-midi s’achève, Raphaël marche sur les berges du Grand Canal, puis frappe à la porte du Palais Barbarigo Minotto, où Patrizia l’accueille. La musicienne lui fait visiter le palais dans lequel ce soir va avoir lieu une représentation d’un opéra italien.
La cofondatrice de l’association Musica a Palazzo, Patrizia raconte à Raphaël l’histoire du Palais, de ses anciens riches propriétaires, de sa passation à l’association musicale, et des difficultés à entretenir un tel lieu au cœur de Venise.
Le soir venu, Raphael assiste donc avec le reste des amateurs de musique classique et chant lyrique à la représentation de la Traviata de Verdi. Chaque acte est présenté dans une pièce différente du Palais, et le public est invité à suivre les musiciens, à devenir partie prenante de l’œuvre.
Pour terminer son périple, Raphaël retrouve Davide, qui après lui avoir fait découvrir la Venise noire, lui fait découvrir la Venise festive, celle qui ne se couche pas…
Sur le campo Santa Margherita, les jeunes Vénitiens se rassemblent pour boire des verres, jouer de la musique, se rencontrer. Raphaël et Davide s’installent en terrasse d’un bar pour commander un spritz et manger des cicchetti, les antipasti vénitiens.
Avant qu’il ne parte, Davide propose à Raphaël un dernier aperçu de Venise, sous un angle qu’il n’a pas encore vu : les deux amis embarquent sur un vaporetto nocturne, et s’offrent une descente du Grand Canal. Les lumières de la ville se reflètent alors dans les eaux placides du canal, et les façades des palais s’illuminent sur les berges, donnant une autre poésie à la ville.

dimanche 31 août 2014

Lèche-vitrine


Ceux qui me connaissent savent que je ne peux résister à la tentation des carnets, j'en rapporte toujours trois ou quatre à chacun de mes passages à Venise. Voici quelques adresses que j'aime.





À Castello:
MARBLED PAPER & LEATHER SNC DI STEFANO CASATI E PAOLO SCALABRIN
Sestiere Castello, 4977/B30122 VENEZIA (VE) tel.: 0415227691
Une belle surprise car j'avais appris que cet artisan avait fermé sa boutique qui se trouvait sur la Barbaria delle Tole, ce que je ne savais pas c'est qu'il avait ré-ouvert dans un autre local sur la fondamenta dell'Osmarin.







À San Marco:
La belle boutique du très sympathique Alberto Valese Ebru.
VENEZIA- S. Marco- Campo S.Stefano 3471
tel/fax: 041/5238830
e-mail:avalese@iol.it



La boutique de Paolo Olbi (qui se trouvait avant calle Mandola) qu'on trouve au pied du pont Ca'Foscari au 3253.
http://olbi.atspace.com/ (je ne sais pas si le site est à jour en ce qui concerne les adresses.)





À Dorsoduro:
Il Pavone
Indirizzo:  Calle Venier dei Leoni Dorsoduro 721, 30123 Venezia (VE)
Telefono: +39 041 5234517
Email: ilpavonevenezia@libero.it

D'autres dont j'ai parlé précédemment: