vendredi 1 avril 2011

Au fil de mes lectures



Je viens de terminer la lecture d’un essai biographique consacré à Andrea Tron, une importante personnalité vénitienne qui a littéralement traversé le 18e siècle et qui s’est éteinte un peu avant la chute de la République.  Le livre qui s’intitule Andrea Tron, le maître de Venise signé par l’historienne Anne Quéruel se lit comme un roman. En plus du récit détaillé de la vie du paron, il nous offre un portrait historique précis de la Venise du 18e siècle.

Résumé
Lorsque naquit Andrea Tron en 1712, Venise se remettait avec difficulté de deux siècles de guerres incessantes contre l'ennemi turc. Son trésor était vide, son empire avait disparu. Enveloppée dans un magnifique isolement, elle s'éloignait doucement de la réalité, remplaçant le goût du risque et les victoires maritimes par l'attrait du jeu et la poursuite effrénée des plaisirs. La formation particulièrement poussée du jeune patricien, son sens aigu de l'Etat, sa compétence acquise au cours de missions diplomatiques en Europe, lui firent appréhender très jeune les problèmes économiques et politiques qui paralysaient la Sérénissime. Gentilhomme des Lumières, ami et admirateur de Montesquieu, il fut soutenu par sa femme Caterina qui animait un salon littéraire de haute volée, fréquenté entre autres par Goldoni et les frères Gozzi. Devenu procurateur de Saint-Marc, il s'attacha à restaurer la confiance financière et à moderniser les institutions et l'université tout en combattant avec force les tentatives de rébellion contre la puissance du Conseil des Dix, seul garant à ses yeux de la primauté de l'Etat. Andrea Tron mourut en 1785, douze ans avant la fin de la République de Venise, une fin programmée dont il pressentait dès le milieu du siècle, l'arrivée inéluctable. Toute son action politique, même dans ses aléas les plus contestables, n'eut qu'un but : permettre à Venise de durer.

5 commentaires:

  1. C'est amusant vous avez la même expression que notre amie commune"se lit comme un roman"!!

    Ce que j'ai ressenti surtout à la lecture de ce livre c'est la passion encore une fois bien connue de l'auteure pour cette époque le XVIIIème.
    Ce regard sur les cours de La Haye,Versailles,Vienne,sur le Grand Canal.
    Et puis c'est vrai que la façon dont elle décrit la vie d'Andréa,le luxe familial lui donne un petit côté roman.
    Bonne fin de semaine

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  2. Merci pour cette référence que je note vite car la lecture de votre commentaire me donne envie de découvrir ce livre.
    Bon weekend!
    Anne

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  3. Tu excites ma curiosité ... est-ce que Venise m'amènera à aimer l'Histoire ? En tout cas, je vais l'inscrire dans mes "à lire". Merci et bonne fin de semaine !

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  4. Je prends note ! Merci !
    Bon dimanche.

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  5. Autourdupuits: Le 18e est en effet une période passionnante, elle m'occupe entièrement depuis plusieurs semaines, vais-je en sortir?!

    Anne: J'espère que vous aimerez. Moi je l'ai lu d'un coup et j'ai pris plein de notes. Maintenant, je veux en savoir plus sur Caterina!

    Gine: Je n'étais pas une fan d'histoire, mais raconté comme ça c'est passionnant!

    Nathanaëlle: Bonne lecture! J'ai pris en note votre titre également, mais on ne le trouve pas ici pour le moment... Patience, je l'achèterai à Paris cet été.

    Bon dimanche à vous!

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