samedi 28 août 2010

Perles de Murano


Belle petite découverte cette semaine : des perles de Murano fabriquées non loin de chez moi par un souffleur de verre originaire de Murano et sa fille. Ils ont créé un atelier-boutique où ils fabriquent des perles uniques et des bijoux à partir de verre brut importé de Murano. Ils offrent un large choix de perles de qualité de couleurs et de formes différentes. Un plaisir pour les yeux!





Pour en savoir plus :
http://www.vetrofuga.com/Nous_Us.php

http://www.vetrofuga.com/Perles_Beads.php

Adresse :
Vetro Fuga
9510 boulevard Gouin Ouest
Pierrefonds, Québec, Canada H8Y 1T9
tél: 514-684-0020

lundi 23 août 2010

Passage

À partir de la semaine prochaine, je devrais avoir plus
de temps à consacrer à mon blog. L'été a été plutôt chargé côté travail...
Bonne semaine!

lundi 16 août 2010

À paraître...




Voici quelques livres à paraître cet automne:

Septembre 2010: Goûter Venise et la Vénétie: Guide à voyager gastronomique aux éditions Agnès Vienot



Octobre 2010: aux éditions Nicolas Chaudun D'Autres Venises de Paul Morand dans la collection Collection Phileas Fogg (Petite collection de récits de voyages, anciens ou contemporains, ayant pour vocation de constituer un joli cabinet de curiosités littéraires françaises et étrangères.).

Voici la présentation de l'éditeur:

Voyageur pressé, Morand ne semble avoir goûté les délices d’une certaine langueur qu’à Venise. Un recueil d’impressions, Venises, est resté fameux. D’autres flâneries ont célébré les fastes intemporels de la Sérénissime, tels ce triptyque des Carnets de Venise, publié sous le manteau, en Suisse au début des années vingt, ou cette autre évocation parue dans un numéro introuvable de la Revue des voyages. Ces laissés pour compte de l’ode morandienne à la Sérénissime sont aujourd’hui réunis dans D’Autres Venises, présentés par Olivier Aubertin, qui fut jadis l’un des jeunes correspondants les plus assidus de « l’homme pressé ».


Octobre 2010: Les Peintres de Venise de Enrico Maria dal Pozzolo chez Actes Sud:

Une synthèse vivante et richement illustrée de la peinture à Venise du début du XIVe siècle à 1797, l'année qui marque la fin de la République de Venise.

Octobre 2010: Venise: Canaletto et ses rivaux de Charles Beddington aux éditions Fonds Mercator. Il s'agit d'un catalogue d'exposition.

dimanche 15 août 2010

mercredi 11 août 2010

Écouter Cannaregio

 
Parco Groggia

Petite découverte cet après-midi en faisant des recherches sur le site de la RAI. Une promenade
audio dans le sestiere de Cannaregio en compagnie de Vénitiens. Départ au pied du pont "Calatrava". Buona passeggiata!

vendredi 6 août 2010

Autour de la Casetta Rossa


Par où commencer? On croise souvent ce nom dans les récits de voyage des écrivains et artistes du début du 20e siècle. La petite maison, légèrement en retrait du Grand Canal, située entre un palais à la façade ocre et le palazzo Corner della Ca’Grande, fut construite à la fin du 19e siècle par Domenico Rupolo à la demande du prince F. de Hohenlohe-Waldenburg sur le terrain où se trouvait l’atelier dans lequel Canova sculpta Dédale et Icare. À la place de l’atelier fut aménagé un petit jardin charmant donnant sur le Grand Canal. La plaque qui relate cette information se trouve en fait dans le jardin du Corner Ca'Grande qui jouxte celui de la Casetta Rossa.

Photo de Fausto Maroder

La Casetta vue du musée Guggenheim



Sonnette de la Casetta Rossa

Dans ces tableaux de Canaletto, on aperçoit l'ancien bâtiment qui occupait le terrain où se dresse aujourd'hui la Casetta.

Canaletto


Margelle de puits entre la Casetta Rossa et la Ca'Grande

Vue du jardin, photo extraite de The Gardens of Venice

Vue du jardin, photo extraite de The Gardens of Venice

J’imagine Henri de Régnier perché sur le toit du Dario guettant le départ de D’Annunzio : « Aujourd’hui, un autre intérêt nous a réunis sur l’altana. Depuis quelques jours, Gabriele D’Annunzio est l’hôte du prince de Hohenlohe à la Casetta Rossa et, comme tout se sait à Venise, nous savons que le poète part aujourd’hui. En effet, la gondole du prince est accostée devant la Casetta Rossa et bientôt nous verrons le poète s’y embarquer. Le moment approche. Le gondolier apporte les valises. Soudain apparaît un homme encore jeune, de petite taille, d’allure souple, vêtu d’un complet élégant et coiffé d’un chapeau melon. Je ne distingue pas son visage, mais je songe avec une sincère admiration que cette silhouette entrevue est celle du plus grand écrivain d’Italie. » (p.48 L’Altana, H. de Régnier)

Régnier qui eu lui-même quelques occasions de visiter l’endroit nous en décrit la décoration dans son Altana : « Nous voici devant la charmante Casetta Rossa qu’habite un ami de nos amies. Elle est petite et carrée et revêtue d’un crépi rouge. [… ] En des boiseries blanches s’encadrent des toiles dans la manière de Longhi, puis nous passons dans un autre salon dont la tenture rose est parcourue de bandes orangées et sur laquelle sont suspendues des pastels de Rosalba. […] Les murs de la salle à manger sont peints d’oiseaux, de fleurs, de fruits. » (p.45-46)

Le salon des Hohenlohe fut le lieu de rencontre de nombreuses personnalités de l’époque. Y sont passés entre autres : Giorgio Franchetti, Giuseppe Primoli, Mariano Fortuny y Madrazo, Henri de Régnier, Rainer Maria Rilke (ami de Marie von Thurn und Taxis, la sœur du prince), Hugo von Hofmannsthal, Eleonora Duse et Gabriele D’Annunzio. Le prince Hohenlohe et son épouse Zina y habitèrent jusqu’à l’éclatement de la Première Guerre mondiale où ils furent contraints de s’exiler en Suisse.



Chambre de D'Annunzio
Photos des intérieurs sont extraites du livre Living in Venice d'Elizabeth Vedrenne et André Martin, p.52-57.

En janvier 1916, D’Annunzio blessé lors d’un amerrissage d’urgence trouvera refuge dans cette maison où il « écrira » son Nocturne avec l’aide de sa fille Renata. Pour sauver son œil gauche, les médecins l’obligèrent à respecter deux règles : obscurité et immobilité absolues. « J’ai les yeux bandés. Étendu sur le dos, le torse immobile, la tête un peu plus bas que les pieds. Je soulève très légèrement les genoux pour incliner la tablette qui y est posée. J’écris sur une étroite bande de papier qui n’est pas plus large que d’une ligne. J’ai entre les doigts un crayon. Le pouce et le médium de ma main droite, appuyée sur les bords de la bande, la font glisser au fur et à mesure que j’écris un mot. Avec la dernière phalange du petit doigt de ma main droite je sens le bord inférieur de la bande; et je m’en sers comme d’un guide pour qu’elle reste droite. Mes coudes sont immobiles contre mes flancs. Je cherche à donner au mouvement de mes mains une légèreté extrême, de manière qu’il n’aille pas plus loin que l’articulation du poignet, que nulle secousse ne se transmette à ma tête pansée. Dans toute mon attitude il y a la rigidité d’un scribe égyptien de basalte. J’apprends un art nouveau. » (p.7-8 Nocturne de Gabriele D’Annunzio) Il rédigea ainsi son Nocturne sur des milliers de petites bandelettes de papier du 23 février au 23 avril 1916.

Maurice Barrès eut également l’occasion de visiter la Casetta alors que D’Annunzio y séjournait : « Tandis qu’il parle, et sans me distraire de l’admirer, je regarde le charmant décor. Il faudrait la science et le lumineux pinceau de Théophile Gautier pour décrire ce palazzino silencieux qu’éclaire le petit jardin et pour inventorier ces pièces minuscules dont les plafonds et les murs, curieusement ouvragés, sont couverts d’objets rares et précieux. » (Barrès, 10 jours à Venise) Avant de quitter la Casetta Rossa en 1918, on dit que D’Annunzio aurait planté un grenadier qui fleurit toujours de nos jours dans le jardin.

Cette propriété a appartenu à Evelina Levi Broglio (1931-2007 ou 2008) à partir de septembre 1960 probablement jusqu’au début des années 2000. J’ignore si elle est habitée en ce moment.

mardi 3 août 2010

Santa Maria della Salute







Oeuvre de Baldassare Longhena (1631-1687). Cette église, dédiée à Notre-Dame de la "Santé", fut construite à la suite d'un voeu formulé pendant l'épidémie de peste de 1630. Elle repose sur 1106657 poteaux (palli) de bois de chêne, d'orme et de mélèze enfoncés de 4 à 5 mètres dans le sol lagunaire afin de le stabiliser.

dimanche 1 août 2010

Entre les murs



À l'abri des regards, un petit coin pour déjeuner en toute tranquillité.
Ce petit jardin était-il le lieu où se dressait jadis une maison? Le
mur côté rio nous le laisse penser, vestiges de fenêtres et de portes aujourd'hui murées.
Bon dimanche!