16 mars, 2012

Carnet de voyage (2)

16 octobre


Décalage horaire aidant, j’étais debout vers 6h30 et dehors pour une petite promenade matinale vers 7h20. Je suis d’abord partie vers la sacca della Misericordia, rio de la Madonna dell’Orto, la lumière est rosée.




Un coup d’œil à la belle façade du palais Pesaro Papafava, j’adore ses belles fenêtres gothiques.



Rio de la Misericordia, fondamenta du même nom, ponte et fondamenta de l’Abazia. Tiens, un jardin que je n’ai pas encore eu la chance de visiter…  Puis retour sur mes pas, campiello Trevisan, ponte Corte Vecia, ponte dei Muti, fondamenta dei Mori.


Mais n'est-ce pas là la fenêtre de Danielle?

Un buste sur le rebord d’une fenêtre, vous ne trouvez pas qu’il ressemble à Hemingway? Je le baptise Ernesto. Un coucou à Rioba, un coup d’œil au rio de la Sensa. Mais n'est-ce pas là la fenêtre de Danielle?



Quelle lumière! Je la sens bien cette journée. Il est 8h, je rentre prendre mon petit déjeuner avant de poursuivre mes pérégrinations.


15 mars, 2012

Carnet de voyage (1)

Carnet de voyage (Octobre 2011)
Promenade dans Cannaregio

Squero dei Muti

J’étais arrivée à Venise en début d’après-midi. Après avoir découvert le magnifique appartement où je logeais, vite les courses avant de commencer à arpenter les calli. C’était le 15 octobre, il faisait un temps superbe. J’ai fait comme le chat qui explore à fond ses nouveaux quartiers.


Parmi les points de repère, le petit squero dei Muti avec ses sympathiques habitants que vous rencontrerez plus tard, la Madonna dell’Orto, le rio de la Misericordia, le campo dei Mori avec ses statues étranges. « Trois statues du XIIIe siècle, situées contre les façades des maisons du campo représenteraient les trois frères « maures », Rioba, Sandi et Afani (une quatrième se trouve , un peu plus loin, sur la fondamenta). Ces marchands, ayant fui la Morée (Péloponnèse) à cause des guerres civiles, étaient arrivés à Venise en 1112, où on leur avait donné le nom de Mastelli, car, selon les chroniques, « ils possédaient des milliers de baquets (mastelli) remplis de sequins d’or ». L’homme au turban, en costume oriental, qui mène un chameau, sur le bas-relief de la façade du palais Mastelli (du côté du rio della Misericordia), ferait référence à l’activité commerciale de la famille (le négoce des épices). » p.146 Guide Gallimard


Sior Antonio Rioba

Sior Antonio Rioba : Affublé au siècle dernier d’un nez de fer, cette statue portant un fardeau sur l’épaule se dresse au pied du pont. Les Vénitiens en firent un célèbre personnage, sior Antonio Rioba, qui leur servait de porte-parole lorsqu’ils avaient à critiquer la politique de la République. p.146 ibid. Lors de mon séjour en mai 2010, la tête de ce pauvre Rioba avait mystérieusement disparue! Elle avait heureusement été retrouvée quelques semaines plus tard et a depuis été réinstallée à sa place.



Quel bonheur de retrouver les reflets aux couleurs chatoyantes des canaux!




Home sweet home, là tout en-haut

En passant devant la scuola nuova della Misericordia je trouve la porte ouverte, c’était le dernier jour de l’exposition de la Piéta de Jan Fabre. J’en ai donc profité pour faire le tour de cette expo.







En ressortant, l’après-midi tirait déjà à sa fin, j’ai remonté vers les fondamente Nove, petit coup d’œil à la façade des Gesuiti, campo dei Gesuiti, fondamenta Santa Caterina, Misericordia et j’ai retrouvé mon quartier et la vue magnifique de mon 4e étage.






À suivre, une longue promenade toujours dans le Cannaregio, du moins pour la matinée…