30 novembre, 2009
À paraître...
28 novembre, 2009
26 novembre, 2009
Jardins de Venise
Il y a quelques semaines, je vous avais parlé brièvement d’un livre intitulé Secret Gardens in Venice. J’y reviens aujourd’hui. Il y a déjà un moment que j’ai fini de le lire mais, fidèle à mon habitude, je me suis quelque peu éparpillée...
Les jardins de Venise, mis à part les jardins publics, sont une part cachée de la ville. Ils sont disséminés partout mais la plupart du temps secrètement gardés derrière les palais, derrières de hauts murs, ou encore sur les toits... Il arrive parfois qu’on puisse les apercevoir au moment où une porte s’ouvre ou qu’elle est sur le point de se refermer. La Biennale est un moment idéal pour découvrir ces jardins généralement inaccessibles. Sinon, il existe quelques visites organisées dont je mettrai les coordonnées à la fin de ce billet. Ne les ayant pas personnellement expérimentées, je ne peux me prononcer sur leur pertinence mais vous saurez qu’elles existent.
Secret Gardens in Venice ne propose pas seulement une histoire des jardins à Venise mais se veut également un guide topographique et littéraire des jardins vénitiens. Le livre est truffé de citations littéraires de Gabriele d’Annunzio, de Henry James, de Henri de Régnier et de l’Arétin pour ne nommer qu’eux. L’ouvrage est richement illustré par de très belles photos de Gianni Berengo Gardin. On trouve aussi des descriptions détaillées de jardins aujourd’hui disparus.

Bibliographie sur les jardins à Venise
Mariagrazia Dammicco. Jardins secrets de Venise, Flammarion, 2006. ISBN: 2-0820-13979 Photos de Marianna Majerus
Cristiana Moldi-Ravenna et Tudy Sammartini. Secret Gardens in Venice, Arsenale Editrice, 4e éd 2005 (1996) ISBN: 88-77431695 Photos de Gianni Berengo Gardin
Frédéric Vitoux. L’Art de vivre à Venise, Flammarion, 1990. Plus particulièrement la partie intitulée « Jardins et altane » p.130-143, mais on trouve d’autres photos de jardins ailleurs dans le livre.
M. Dammicco, G. Bondi et L. Querenghi. I giardini Veneziani: Guida per Veneziani distratti, foresti illuminati, giardinieri appassionati, Padova, 2004.
Quelques liens sur le sujet:
http://www.giardini-venezia.it/
http://www.archeove.com/pubblic/giardini/giardini.htm
http://geniuslocivenezia.blogspot.com/
http://www.veneziasi.it/it/giardini-venezia
www.istitutoveneto.it/venezia/documenti/.../giardini.pdf
http://www.campiello-venise.com/jardins_de_venise/jardins_malipiero/les_jardins_de_venise.htm

Pour les visites organisées:
http://veneziasammartini.com/visite.html
Per contattare Tudy Sammartini scrivete a:tudysammartini@gmail.com
Telefono e fax 0039 0415288146.
http://www.housesinvenice.com/guided-visits/gardens-of-venice.htm
25 novembre, 2009
Saint-Georges
Il est en bien mauvais état ce pauvre Saint-Georges dont le bras droit a été fauché par une tempête en 2003. SMS Venice, une association qui a vu le jour en 2008, tente présentement d’amasser les fonds nécessaires pour faire restaurer la statue ainsi que la lanterne de la coupole.
24 novembre, 2009
23 novembre, 2009
Le Rallye annuel du Campiello

22 novembre, 2009
20 novembre, 2009
19 novembre, 2009
Coup de gueule...
Ernesta Stern (1854-1926)
Je ne m’étais jamais questionnée à propos de l’origine du nom du palazzetto Stern. C’est ainsi que j’ai été amenée à m’intéresser à Ernesta Stern. Plus j’avançais dans mes recherches plus j’étais intriguée par cette femme. J’ai appris qu’elle avait notamment écrit, sous le nom de plume Maria Star, quatorze comédies, six bozzetti teatrali, douze romans, huit journaux de voyage et trois livres d’aphorismes. Je serais curieuse d’en lire des extraits!
Ernerta Stern, née Hierschel de Minerbi, a vu le jour à Trieste en 1854. Elle a grandi dans une famille de mécènes impliquée dans le domaine des arts et des finances. Quelques mots sur sa famille. Son arrière-grand-père, Moïse Hierschel a fait construire le palais Hierschel (9 Corso Italia, à Trieste) encore visible de nos jours. Il a acheté en 1835 le Teatro Grande (ou Nuovo et actuel Teatro Verdi). Sa mère, Clementina, riche héritière de Caliman de Minerbi, a reçu une éducation musicale notamment en chant. Cette dernière épouse Leone Hierschel (fils de Moïse) en 1833. Un mariage fastueux. Ils reçurent notamment en cadeau un palais sur le Grand Canal à Venise et les bâtiments de la douane (bureaux et appartements). Clementina tenait un salon très couru où elle recevait peintres, écrivains, musiciens (notamment Verdi, qui lui dédiera un opéra). Ernesta sera le dernier enfant de ce mariage. Son neveu, Lionello Hierschel de Minerbi a acheté, en 1906, la Ca’Rezzonico, alors propriété de Robert Barrett Browning. Il habitera ce palais et le remplira d’œuvres d’art jusqu’en 1935, moment où, suite à des sérieuses difficultés financières, il le cèdera à la commune de Venise.
Vie parisienne
Elle a financé la publication de la Revue Anthologie de France et d’Italie publiée à Milan, lieu d’échanges culturels entre les deux pays. Elle a aussi été une des fondatrices de la Société des grandes auditions musicales de France en 1890.
Le couple possédait une collection d’œuvres d’art qui contenait notamment une fresque de Giotto, des Rubens et un Luca della Robbia entre autres. La collection fut dispersée après sa mort.
Petite anecdote: Robert de Montesquiou aurait quelque peu ironisé à propos d’un des romans d’Ernesta, Chaînes de fleurs, et plus généralement sur la valeur littéraire de son œuvre. Jean, le fils d’Ernesta, décida de provoquer l’homme de lettres en duel. L’affrontement se conclut par une victoire écrasante de Jean qui était un excellent escrimeur. Le récit de ce duel se trouve entre autres dans le Figaro du 19 janvier 1904 ainsi que dans les mémoires de Montesquiou.
Liens et références:
www.apophtegme.com/ROULE/stern.pdf


