mardi 12 mars 2013

Finestre a rui



Qui est allé à Venise a certainement remarqué ces fenêtres particulières dont les vitres sont composées de petits disques de verre coloré cerclés de métal. On en retrouve notamment dans la basilique San Marco ou encore aux fenêtres de nombreux palais  ou sur les jolies lanternes des stations de traghetti. J’ai voulu en savoir davantage sur cette technique. Quelques recherches m’ont permis de découvrir le nom de ce type de « vitre » : finestre a rui. Riu ou rulli ou encore rotuli étant le disque de verre obtenu grâce à la force centrifuge en soumettant un globe de verre percé à un mouvement rotatif jusqu’à son aplatissement.  La fabrication d’une trentaine de ces disques était nécessaire pour obtenir le titre de Maestro jusqu’à la seconde moitié du 18e siècle.








7 commentaires:

  1. quelle découverte intéressante ! je n'imaginais pas une telle technique ...
    à bientôt
    Françoise.

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  2. ciao AnnaLivia ahhh ben en voila une bonne chose d apprise..moi aussi je m etait poser la meme question sur ses fenetres que j aime beaucoup,sa fait des reflets de toutes les couleurs quand un rayon de soleil se pose dessus...merci pour se post....un bacio e a presto

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  3. Superbes ces fenêtres et surtout très amusant !
    Merci.
    Céline.

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  4. Quand elles sont de toutes couleurs, cela fait un vrai arc en ciel !!!
    Lumières multipliées de Venise ...

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  5. En français on parle de culs de bouteille puisque les bouteilles furent longtemps soufflées avant que d'être moulées. Ce sont des "cives", le nom savant employé par les maîtres-verriers pour désigner ces disques de verre épais puisque tournés. On en fabrique depuis le bas moyen-âge. Si on regarde les fenêtres de plus près, on remarque que les cives ressemblent au fond de nos bonnes bouteilles de vin, couleurs plus ou moins translucide selon les sables utilisés et le degré de chaleur, on retrouve la trace de l'aplatissement de la boule de verre tournée très vivement et parfois au centre ou légèrement décentrée une "queue" un peu plus sombre et en relief qui marque le lieu de rupture avec l'embout qui tenait la boule. C'est très beau à observer en fabrication (j'allais dire en gestation). Il faut ajouter à toutes vos précisions que la réalisation des cives à la main selon les techniques anciennes coûte une fortune. On trouve ainsi désormais des panneaux fabriqués en série (chers aussi mais moins que les matériaux fabriqués à l'unité)eu moule et assemblés avec un alliage métallique moderne et non plus en plomb à l'ancienne.

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    1. Un grand merci pour ces précisions Lorenzo!

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  6. Ravie de découvrir ici cet art spécifique pratiqué par les artisans verriers pour parer les fenêtres, que ce soient celles des palais ou celles des lanternes. C'est bien plus joli que le verre dépoli de nos salles de bains !
    J'aime beaucoup ces photos, particulièrement la première, la cinquième et la septième.

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