samedi 11 août 2012

Lecture d'été


Je viens de lire, que dis-je, de dévorer un roman en à peine deux jours! Il s'agit du roman Une Année à Venise de l'américaine Lauren Elkin. J'ai adoré! Une histoire bien menée,des personnages intrigants et attachants dont les vies s'entremêlent.


Il s’agit du premier roman de Lauren Elkin. Chose intéressante, il est paru en français alors qu’il n’est toujours pas publié en anglais. C’est grâce à l’initiative de Tatiana de Rosnay, qui a présenté le manuscrit de langue anglaise à son éditrice Héloïse d’Ormesson, que ce roman a pu voir le jour en France.

Extrait : « Au fil des mois, la forme de la ville, la logique de ses rues avaient émergé. Au début, je me croyais dans un labyrinthe. À présent je comprenais qu’il existait un schéma clair. Une longue artère  menait au campo central de la parrocchià et, de là, les rami – branches – filaient vers les canaux. Si Venise a une forme de poisson, alors les rues sont ses arêtes. Je n’empruntais plus les rami sans issue. Je savais qu’ils conduisaient à un canal, ne débouchaient que sur l’eau. C’est une chose étrange d’apprendre à connaître un lieu mythique. Une partie du mystère s’efface. Les campi, qui semblaient si beaux les premiers temps, n’étaient plus que des endroits où j’avais des souvenirs, des lieux en relation avec d’autres lieux. Le Campo San Barnaba était un passage obligé pour aller de chez moi au pont de l’Accademia.  Le Campo Santi Giovanni e Paolo : là où j’avais bu un verre avec Marco lors de notre premier weekend ensemble. Le ponte Lombardo : là où il m’avait embrassée pour la première fois. Le campo Santa Margherita près du super marché Punto : là où j’étais tombée et m’étais tordu la cheville.
Une certaine Venise s’était substituée à « Venise ». »

Quatrième de couverture
Laissant derrière elle son fiancé new-yorkais, Catherine Parrish s'installe à Venise pour se consacrer à sa thèse en histoire de l'art. Au gré des venelles et des vaporetti, de flâneries sur les Zattere en prosecco aux abords du Rialto, la brillante étudiante cède au charme ensorcelant de la cité des Doges. Marco, jeune gondolier, et Neva, mystérieuse Croate à la recherche d'une synagogue cachée, l'initient aux arcanes de la ville jaillie de la mer, hors des sentiers touristiques. Ces rencontres inattendues vont dévier le cours de l'existence rangée de Catherine. Amours clandestines et énigmes cabalistiques, Une année à Venise est une magnifique déclaration d'amour à la Sérénissime et la preuve que les relations humaines sont, comme cette cité flottante, sinueuses et imprévisibles. 

À propos de l'auteur: Née en 1978 et diplômée de Columbia University, Lauren Elkin est docteur en études anglophones à l’Université de Paris VII. Journaliste, elle écrit pour The Guardian, Bookforum, Five Dials et The Quaterly Conversation, et n+1, prestigieuse revue littéraire américaine. Parfaitement bilingue, elle vit à Paris.

7 commentaires:

  1. Vous nous donnez envie de lire ce roman! L'extrait est absolument convaincant. Merci.

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    1. J'aimais ce que l'extrait décrivait, ça reflète bien ce que je ressens entre le moment où j'arrive dans une nouvelle ville et celle que j'ai après quelques temps. Il me semble qu'il y avait une description semblable dans le film l'Auberge espagnole. Faudrait que je retrouve l'extrait.
      Bon dimanche

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  2. Lu à sa sortie ;honnêtement un peu décevant mais bon.... comme dirait une de mes amies "cela ne fait pas de mal à l'âme"
    Bon dimanche

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    1. C'est vrai qu'il y avait quelques passages un peu maladroits mais j'ai aimé l'essentiel de l'histoire. Et ça m'a permis de me promener virtuellement dans cette ville que j'aime tant (oui, elle me manque déjà...). Bon dimanche, à bientôt

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  3. Je l'ai lu rapidement aussi, et si j'ai aimé le rendu de Venise et l'idée principale, je n'ai pas vraiment aimé le roman. Je crois que l'héroïne m'a agacée et que sa vie était trop clichée.
    Mais Venise reste belle dans ce roman, c'est la seule chose positive dont je me souviens :-)

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    1. Je crois que c'était probablement voulu. Certains aspects de l'histoire auraient pu être mieux développer, mais là c'est un autre roman qu'on écrit... : ) Peut-être ai-je imaginé d'autres chapitres dans mon enthousiasme! As-tu lu Adieu à ce qui vient?
      Bon dimanche

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  4. Tes photos de Venise sont superbes. Je vois que tu en as vraiment bien profité. Bise Anna

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